Spectacles créés 2005 - 2009

Elle attend d’être à moi

                                                                   de Laurent Gaudé


           Mise en scène   Arlette Desmots     /  Interprétation    Paola Córdova  
 

« J’attends mes frères, ils vont venir… »

Une jeune femme, assise devant une maison attend l’arrivée de ses frères.
Souvenirs, réminiscences brèves du passé, du chemin parcouru jusqu’à cette maison,jusqu’à « La maison »...
Et espérance sans faille de la famille enfin réunie dans un même lieu.

Une parole étrange qui nous vient, à travers cette jeune femme, de tous ceux qui ont « fui leur pays à pied » et qui « n’ont pas plié sous le soleil et la pauvreté ».
Une écriture qui nous transporte plus loin encore…

Une comédienne, avec un accent teinté d’étrangeté, sensuellement traversée par la rage de vivre de cette jeune femme et qui vinet  frôler et nous susurrer ces mots à l’oreille pour mieux nous faire partager sa détermination et son espérance d’une autre vie.

Durée du spectacle : 45mn

                                                   En première partie
                          
                                   Sous le soleil des Scorta

                                           Extraits lus par Arlette Desmots

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                               Ni perdue, ni retrouvée  et  Vespérales 

                                   ( Théâtre 30mn.et Lecture/danse 25mn.)

                                                Deux pièces courtes de Daniel Keene










                                                               

              Ni perdue, Ni retrouvée - Agnès Trédé, Paola Córdova


« -  Il faut que tu saches pourquoi tu m’as été retirée pour commencer je ne sais pas expliquer dans quelles difficultés j’étais
  - Tu étais pauvre mon père ne t’aimait pas et tu ne pouvais pas t’occuper de moi maintenant tu peux alors tu m’as reprise »

Paroles quotidiennes ou récit intérieur, ces voix résonnent comme des cris de solitude, d’amour et d’espoir au travers d’une écriture musicale qui fait de chaque texte un poème.

- 12 scènes brèves, taillées dans le vif qui entraîne l’émotion au plus profond, comme une re-connaissance intrinsèque et universelle de la  relation mère fille, entre incompréhension et complicité, tendresse et violence, élan vers ou rejet.
- Une musique sourde et un chant profond et poétique, qui résonnent à la fin d’un parcours de vie, pour en retracer les mystères. Une « mis en chair » vocale et dansée de ce texte, pleine de troubles, de sensibilité et de délicatesse

Deux comédiennes en complicité pour explorer de leurs seuls corps et voix, les drames intimes et tellement humains de ces 2 pièces courtes.












Vespérales, Paola Córdova



« Je voulais simplement savoir s'il était possible d'écrire des pièces qui « fonctionneraient » comme des poèmes(…) Pour moi, un poème est la première pression à froid de l’expérience. Quelque chose d’essentiel est extrait du chaos de la vie ; à partir de l’inconnu quelque chose est construit que l’on peut connaître, au cœur du tumulte un silence est découvert, de la confusion naît la clarté(…) Un poème n'existe que dans l'instant où il est lu ou entendu. Le reste est mémoire. »
                                                                                                                                                Daniel Keene.

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                                                          Kant

                                                                      de Jon Fosse

                                    Conte philosophique
                          Pour les enfants à partir de 6 ans et leur parents

        Mise en scène Arlette Desmots     /       Interprétation  Hervé Walbecq

-          J’ai peur, papa, dis-je.
-         
De quoi as-tu peur encore ? dit mon papa
-         
Je pense à l’univers, dis-je.
-         
A l’univers ? dit mon papa. Je fais oui de la tête

Ce conte, d’une candeur et d’une poésie intenses, nous guide à travers les méandres de l’angoisse d’un petit garçon de 8 ans à l’heure pleine d’incertitudes et de mystères où il faut s’endormir.
Il pense à l’univers et il a peur de ce qu’il ne comprend pas. L’univers a-t-il une fin ? un bord ? quelle est l’origine de l’univers ? d’où venons-nous ?  Dans un langage simple et direct, il mesure la place de l’être dans l’univers et affronte l’abîme qui habite toute chambre d’enfant.
Profondeur, naïveté et humour s’entremêlent dans son monologue aussi bien dans que dans les questions qu’il pose à son  papa et la peur et la tendresse s’entrelacent pour nous interroger sur notre capacité à comprendre l’infini.

-      Kant ça veut dire bord en Norvégien. Drôle de nom, Kant. 



Un seul comédien évolue sur une mini-scène, à la fois espace réduit du lit et espace infini de l’univers avec ses 2 peluches pour interlocuteurs  et partenaires.Durée 35 mn /  Dispositif technique très léger.

« Ne peut-on vraiment pas étendre nos moyens de perception jusqu’à voir ce  qui n’est pas nommé, jusqu’à entendre ce qui n’est pas audible ? »
                                                                                                                 Jon Fosse



Ce spectacle peut-être  accompagné de l’exposition des dessins d’Hervé Walbecq.

Où l’univers tendrement onirique d’Hervé Walbecq rejoint subtilement  celui de Jon Fosse à l’endroit de la poésie…







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                                             Contes du jardin

                      Spectacle tout public à partir de 5 ans.




                                          Interprétation

                        Paola Córdova, Bernard Poysat, Arlette Desmots

« Dix filles allaient cueillir des figues.
Elles riaient, rêvaient. Toutes pensaient au soir prochain.
Ce soir-là, le plus beau des soirs,
Moussa le fier, le fils du roi,
offrait une fête à son peuple … »

          Ces contes du jardin,

qui ont voyagé à travers le monde
avant d’arriver aujourd’hui chez vous,

nous révèlent que le jardin occupe une place majeure
dans l’imaginaire de l’homme.

Par son éternelle beauté et sa générosité,

Le jardin a inspiré la tradition orale en se faisant trait d’union
entre l’homme et la forêt originelle,
mystérieuse et parfois redoutable.

Il représente le rêve de l’homme,
le paradis terrestre
où fleurs, arbres, fruits et légumes
apaisent la soif et la faim
et où il fait bon vivre.



Dans une interprétation entre récit et théâtre, ponctuée de didascalies musicales, les 3 comédiens jouent de la proximité avec le public pour instaurer une écoute complice et laisser la place la plus large à l’imaginaire.

                       Durée 50 mn / Dispositif technique très léger.

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                                      Cinq femmes dans la maison

                                                           D'après

           « J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne »

                                      de Jean-Luc Lagarce

                                                          Mise en scène : Arlette Desmots

                    Interprétation : Paola Córdova, Agnès Trédé, Lionel Gossart

Cinq femmes chuchotant l'histoire d'un jeune homme, jeune fils ou jeune frère, parti voici longtemps et après que son père l'eût chassé, attendu depuis, et revenu sans dire un mot, simplement pour mourir ?
















Ce spectacle est conçu comme une partition dialoguée entre l’auteur et ses personnages : 

- Des extraits de la pièce sont interprétés par 2 comédiennes et en parallèle un comédien, prenant la place de l’auteur, nous fait suivre le chemin de son écriture, à travers la lecture du synopsis écrit pour la commande de la pièce.
- Les interrogations, les angoisses, les « nourritures d‘auteur » qu’il nous livre là en toute intimité, prennent corps sous nos yeux dans un échange subtil avec ces femmes tour à tour sœurs, mères, amantes…



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                                                  Cet enfant

                                   de Joël Pommerat


        Présenté par l’atelier Théâtre amateur / Mis en scène Arlette Desmots et Paola Córdova

« Je vais enfin pouvoir me regarder dans la glace/chaque matin je vais trouver la force de me lever/je vais trouver la force de prendre enfin ma vie à bout de bras/Il va me donner de la force cet enfant/(…) »

Une succession de scènes courtes autour de la relation parents-enfants, avec des personnages durs et fragiles, terriblement humains.

« Quand je travaille, je cherche à replacer le spectateur dans un temps précis, concret.(…)
Je cherche à rendre l’intensité du temps qui passe, seconde après seconde, comme aux  moments de notre vie les plus essentiels, pendant une expérience qui nous confronte à nous-mêmes, au plus profond .

En même temps, je choisis des situations ordinaires et je cherche à l’intérieur de ce cadre ordinaire la tension la plus forte, l’intensité la plus grande. »

                                                                                 Joël Pommerat

 

Publié le lundi, mars 8 2010 par Cie Ekphrasis